Le nom de SEILLANS eut-il pour origine la déesse Séléné la lune ou bien celui de Sélénus, chevalier romain qui s’y serait établi dans les temps lointains ? L’une ou l’autre hypothèse paraît soutenable et il importe peu. Les Romains, c’est certain, vinrent en ces lieux. Ils tracèrent des routes, les moines du Moyen Age fondèrent leurs couvents, les Maures, eux se fortifièrent. Epoque troublée par les coups de mains, par les rapines. SEILLANS quitta la plaine et vint se replier plus haut, dans le flanc de l’Auzière, à l’abri des remparts. De ces fortifications subsistent, ici et là, quelques pierres.
C’est cependant autour de cette enceinte fortifiée que s’est constitué, au cours des siècles, le village de SEILLANS tel qu’il apparaît aujourd’hui, compact offrant à l’œil l’harmonie géométrique de ses maisons échelonnées en gradins sur une forte ligne de pente et l’accord prestigieux du paysage et de la pierre. Parmi ces frondaisons, les vieux roses zinnia des tuiles moussues et l’infini miroitement sur les murs que la lumière caresse, des ocres et des gris.
SEILLANS, lorsqu’on y pénètre, offre le labyrinthe de ses ruelles riantes, toujours en quelques endroits fleuries, de ses passages voûtés, de ses pavements en calades et des pierres vénérables où, sous l’angle des toits, nidifie l’hirondelle. Le renouveau actuel de SEILLANS est dû, pour une large part, à l’attrait sans cesse croissant qu’exerce la Provence, au voisinage des côtes sur les habitants des régions du Nord.
Il y a à SEILLANS un aspect d’irréalité, une projection hors du temps, un décor, susceptible de donner des ailes à la rêverie. Autre facteur d’attrait : la gentillesse sans emphase des Seillanais aux mœurs douces, au naturel fier mais doués, sitôt que s’établit la confiance, d’un gracieux pouvoir d’accueil.
Ainsi se justifie l’élan de sympathie, la « côte d’amour », qui porte SEILLANS vers des lendemains de plénitude et de richesse.
Patrick WALDBERG
Seillans détient un patrimoine historique, culturel et architectural très riche. C’est un village médiéval avec Porte Sarrazine, Château féodal, Eglise du XIIème siècle, ruelles pavées et nombreuses fontaines que l’on trouve au détour de petites et grandes places ombragées de platanes centenaires. La Chapelle Notre-Dame de l’Ormeau date du XIIème siècle et renferme un magnifique retable baroque du XVIème siècle.
La rue du Valat
Le Valat signifie fossé. Cette rue suit les anciens fossés du château du Moyen-âge.
La Mairie a été bâtie au XIIe siècle.
Elle servait de bastion d'arrêt et fermait le village par 3 portes situées sous la voûte.
La porte Sarrasine
Elle doit son nom à sa herse « dite à la sarrasine » qui fermait cette porte. Bâtie au XIIe s., elle clôturait la première enceinte. Les maisons médiévales qui servaient de défenses au château s’écroulèrent dans les années 60, laissant apparaître, les « Deux Rocs » qui par la suite furent classés.
La placette Font-Jordany ( Font = Fontaine)
Cette rue se trouve sur une partie du second rempart du village. C’étaient les habitations très élevées et accolées qui constituaient l’enceinte du village et servaient de fortifications . L’accès se faisait par un pont levis.
Les pavés de cette placette et de quelques ruelles sont classés.
Nombreuses sont les fontaines dans Seillans . De par sa situation géographique et géologique, le village n’a jamais manqué d’eau, depuis les canalisations romaines, les irrigations des cultures florales de la Vicomtesse de Savigny jusqu’aux installations les plus récentes.
La rue de la Boucherie
Anciennement la partie supérieure de la rue de la boucherie, s’appelait rue des Tripoux.
La boucherie était d’une importance capitale (tout comme la corporation des notaires et des verriers). Le monopole de la vente de la viande était accordé par le Conseil Communal.
Les bouchers connurent leur âge d’or au XVe s. en vendant du cuir aux tanneurs de Grasse.