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Tourisme/Patrimoine de Seillans/Patrimoine culturel

Patrimoine culturel

La collection Max ERNST- Dorothea TANNING


 La collection Max ERNST- Dorothea TANNING

Max ERNST peintre-sculpteur (1891-1976) a passé les douze dernières années de sa vie à Seillans avec son épouse Dorothea TANNING. Les premières estampes présentées dans cette collection ont été exécutées pendant son séjour à Seillans, la plupart avec l’atelier de lithographies Chave de Vence. Elles sont le reflet des procédés que Max ERNST utilisa tout au long de sa carrière pour solliciter le hasard et exciter son imagination créatrice : collage, grattage, décalcomanies sans objet, géométries naturelles qui lui fournissaient des trames de base. Elles ont été offertes à la commune par DorotheaTanning. La collection d’estampes de Max ERNST s’est enrichie ensuite de 28 estampes de sa veuve Dorothea TANNING, de photographies et de documents relatifs à leur séjour seillanais.
L’association des amis de Max ERNST contribue à la mise en valeur de la collection par des acquisitions de gravures ou lithographies et l’organisation d’exposition ponctuelles. Elle a aussi pour mission de contribuer à la connaissance de l’art moderne et contemporain. Elle organise des conférences d’histoire de l’art et des sorties dans les grands musées de la région.


Seillans possède aujourd’hui 100 lithographies et gravures de Max Ernst et de DorotheaTanning son épouse, ainsi que son fameux "lit-cage" et un paravent. 
      
La collection comporte entre autres une série de gravures nommée « Les oiseaux en péril ». L’œuvre de Max Ernst est riche de toutes sortes d’oiseaux de fantaisie,  oiseaux fantastiques ou drôles qui remplacent  les humains. C’est la réminiscence du perroquet bien aimé de son enfance, mort au moment où son père lui annonçait la naissance de sa dernière petite sœur. Il s’était inventé un animal emblématique nommé « Loplop le supérieur des oiseaux », lui- même disait qu’il avait un profil d’aigle.


Le Génie de la Bastille
Le Génie de la Bastille est un bronze de Max Ernst, don de sa veuve Dorothea Tanning, inauguré le 24 juin 1994, sur la place de la République, là où il venait souvent jouer aux boules avec les gens du village.
La culture des indiens Hopis, établis en Arizona, a profondément passionné et influencé M.Ernst lorsqu’il y séjourna, puis s’installa à SEDONA (1942-1954). Son bronze s’inspire des mâts totémiques des Hopis et des poupées rituelles, que lui-même collectionnait. Avec malice il baptisa son mât, surmonté du génie de la liberté, le «  Génie de la Bastille », s’inspirant de la colonne de Juillet (place de la Bastille à Paris).
Cela témoigne de l’humour et de l’esprit révolutionnaire de Max ERNST, qui avait appartenu au mouvement Dada et surréaliste. Si cette colonne-là commémore une révolution, c’est une révolution intellectuelle, dont les victimes seraient la tradition, le conformisme et l’esprit sérieux.
 
 
 
 
 

La collection STAN APPENZELLER

 
STAN APPENZELLER
MENTON 1901 – SEILLANS 1980

 
 
 
De par ses origines, STAN se plaisait à dire qu’il était un provençal de POLOGNE ou un polonais Provençal.
 
Son père, médecin, a été le fondateur du sanatorium de GORBIO. Il y soigne toute la haute société européenne dont l’impératrice Elisabeth d’AUTRICHE. Sa mère avait des origines flamandes.
Né à MENTON, il passe sa jeunesse au château GRIMALDI, dans une vie mondaine et luxueuse dont le côté factice et vide a éveillé en lui un sentiment de révolte.
Dès l’âge de huit ans il représente déjà des aquarelles des somptueux paysages environnants. A douze ans il part faire des études en SUISSE.
En 1918, il s’engage comme pilote dans la guerre « polono-soviétique ». Après sa démobilisation, en 1923, il suit des cours de peinture. Il est élève de JAWORSKI et KOWARSKI à l’académie des arts de CRACOVIE, puis d’Eugène ZAK et devient peintre professionnel à Varsovie. Il fait connaissance des intellectuels polonais, comme le couple Jerzego et Maria Kuncewicza, ou  la peintre française Suzanne Tourte, dont il restera un grand ami.
En 1939, il devint « Attaché culturel de la Pologne » en Suisse. Puis, c’est le retour en France avec sa femme Nicka, au Château Chambrun de Nice. Il s’engage alors dans les forces résistances volontaire Franco-polonaises et dirige le réseau SIII.
Il est démobilisé en 1947 et ne veut pas retourner dans la « nouvelle Pologne communiste ».
« Déraciné de mon pays, j’ai recommencé après des années de guerre et de retraite pour repartir à zéro »…
De retour sur la Côte d’Azur, il ne reconnaît plus le doux et raffiné pays d’autrefois : aristocratie disparue, démocratisation montante, la foule des congés payés.
« Critique et satiriste devant le satiriasisme social », Stan s’en fait le témoin : « La Foire » (1955), « Le troupeau humain » (1956), « Promenade des Anglais » (1957). Ses œuvres sont une sorte de « constats » de la vie qu’il ne veut plus connaître (cinéma et journaux sont proscrits de sa maison).
On peut reconnaître dans son travail l’influence des expressionnistes tels Kokoschka, Rik Wouters, James Ensor ou encore Lovis Corinth.
…l’origine de ma forte et sauvage gamme de couleurs est d’abord issue du folklore de la POLOGNE »
Il peint alors des tableaux aux couleurs vives et marquantes. Il se refuse aux mélanges de couleur sur sa palette.
Il retrouve paix et ordonnance dans les portraits de sa femme. Mais s’il est  Polonais de combat, c’est à SEILLANS, au Domaine des TAILLADES, qu’il trouve la quiétude dans sa peinture représentant les différents moments de sa vie, lieux visités dont les Alpes de Haute Provence (rencontre de Giono, Lucien Jacques), la Grèce et l’Espagne. Il n’est pas un esprit « à la mode »  ses tableaux ne sont pas des œuvres spontanées car ses toiles sont reprises, corrigées travaillées avec des souvenirs.
« La vérité dépasse la réalité » dit-il.
Il se rend compte de toute l’influence sur son œuvre qu’a eue la FRANCE, son « havre de paix », en particulier aux TAILLADES où il s’éteindra en 1980.
Stan a exposé à Vence (Galerie Odile Harel), Nice, paris (Nouvelle Galerie Benezet), en Angleterre, au Etats-Unis (Chicago) et au Musée de Toulon entre autres. Certaines de ses œuvres figurent dans des musées (Chicago, Varsovie, Kaziemierz, Toulon etc…).
Après son décès, sa femme a légué à la commune la totalité de son travail et tous ses documents. La collection est forte de plus de 800 tableaux, dessins, gouaches et fusains, ainsi que de nombreuses photos et documents.
Des expositions thématiques permettent régulièrement de nouveaux accrochages, et ainsi de découvrir petit à petit l’immense travail de Stan.
 
His father was a doctor who founded the Gorbio  sanatorium whose patients were  aristocratic Europeans among which was the Empress of Austria. His mother was Flemish.
He was born in Menton and spent his childhood at the Grimaldi castle surrounded by the luxury lifestyle of fashionable society. The artificiality and emptiness of their lives gave him a sense of revulsion and rebellion.
From 8years old he painted watercolours of the gorgeous surrounding countryside and at 12 years old he left to go to school in Switzerland.
In 1918 he enlisted as a pilot in the Polish-Soviet war and after he was demobbed in 1923 he took a painting course. He was the pupil of JAWORSKI and KOWARSKI and the art school in Crakow, followed by Eugene Zak. He became a professional painter in Warsaw. He was part of a group of polish artists and intellectuals, including Jerzego and Maria Kuncewicza and became great friends with the French painter Suzanne Tourte.
In 1939 he became The Polish cultural attache in Switzerland, followed by a return to France with his wife Nicka, living at the Chateau Chambrun in Nice. He enlisted  in the French-polish resistance and was in charge of the S111 group.
He was demobbed in 1947 but did not wish to return to the newly communist state of Poland.
“Uprooted from my country of origin I restarted from nothing after the years of war and retreat.”
On returning to the Cote d’Azur he no longer recognised the refined delicate country of before: no more aristocrats, democracy on the way up and crowds taking their annual paid holidays.
“Critic and satirist became a social satyr” Stan was witness to this in his works The  Fair 1955, , The Human Flock 1956 and the English Walk 1956. His works were a type of acknowledgement of a life he no longer wished to know.[cinema and newspapers were banned from the house].
One can see in these works the influence of the Expressionists, namely Kokoschka, RikWouters, James Ensor and even Lovis Corinth.
 
“The origins of my strong use of primary colours came from Polish folklore” He thus produced works with vibrant striking hews , never mixing colours on his palette.
 
 The portraits of his wife gave him a prescription for peace, but if he was a belligerent Pole It was at SEILLANS at the TAILLADES property that he found tranquility in his paintings of stages of his life, places he visited, especially the High Alps and his meetings with Giono and Lucien Jacques, and also Greece and Spain. His intellect was not fashionable, his works were not spontaneous as his canvases were re-worked when he needed to add more memories.
“Truth will overtake reality or fiction” he said.
He realised all the influences he had had in his work FRANCE,his haven of peace and particularly at TAILLADES where he died in 1980.
 
Stan exhibited at Vence [OdileHarel Gallery], Nice, Paris [New gallery Benezet], in England, in the United States of America, as well as the Museum of Toulon. Some of his works can be found in the Museums of Chicago, Warsaw,Kaziemierz, Toulon etc.